You rock ! http://bit.ly/cptHPn (Seth Godin)
Lost in Tricotage
Pendant que Virginie « croule » sous les commandes de chaussettes du week-end, je glande un peu « à mon nouveau travail » … J’ai transmis quelques échantillons de produits à faire deviser, je rencontre des fabricants de tissus, des façonniers (demain). Et cet après-midi, j’ai essayé le plus sérieusement possible, de faire retranscrire un pixel-art du « Big Lebowski » sur les gigantesques tricoteuses programmables qui sont ici au sous-sol, pour voir ce que ça pourrait donner sur un pull ou sur une veste …
Encore un peu en décalage pour l’instant. Je me sens comme une sorte de Bill Murray (sans être au Japon pour autant). Doivent me prendre pour un fou, mais il faut que comprenne comment fonctionnent leurs machines, que j’assimile les contraintes, que j’apprenne « le jargon » pour que cet ensemble de nouveautés et de possibilités finissent par nourrir mon imagination et qu’il en ressorte (peut être) quelque chose. Bref, ça prend forme, tout doucement, et j’ai hâte de voir ce que va donner mon « Dude ».
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De la musique dans les billets Wordpress
Twitter est vraiment un repère de geeks, et en mutualisant ainsi « le savoir », on obtient des réponses instantanées à des questions aussi existentielles que : « Peut-on faire du streaming Spotify dans un billet Wordpress (pour partager un morceau avec ses lecteurs) ». La réponse à mis quelques minutes à tomber, visiblement non, pas directement en tout cas. Par contre @moncult (oui, les pseudos Twitter ressemblent parfois à des noms de cibistes) m’a fait découvrir Grooveshark, un service de streaming musical qui dispose à la fois d’un catalogue « assez » complet (plutôt anglo-saxon) et d’un plug-in pour Wordpress sympa.
Tout est complètement intégré au back-office de Wordpress, de la recherche du morceau à son intégration dans le billet. En 10 secondes on obtient ça … (et ça me permet de vous faire écouter un morceau de Clutchy Hopkins découvert hier soir).
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La proie pour l’ombre
Retour en solitaire à la boutique en mode préparation de commande, pour cause de varicelle à la maison. C’est le problème quand on fait travailler une femme avec des enfants … (c’est pour rire Virginie!). Petit café en musique, cadre sympathique et rassurant, je suis chez moi ici, entouré de nos centaines de jolie chaussettes multicolores. Des ambitions mesurées, des résultats sympathiques mais pas extravagants non plus, une routine plaisante dans un univers que je maitrise et dans lequel je me sens bien.
Du coup, petit questionnement du vendredi sur le projet engagé la semaine dernière. Trop de précipitation, trop gros, trop loin de mon domaine de compétence … Je me mets à douter, et c’est très mauvais pour mon karma … On verra bien.
Carte blanche
Un petit tour dans les archives et l’histoire de la société qui m’héberge. Une entreprise française « familiale » créée en 1927, avec un véritable patrimoine historique que je devinais, (à la vue des locaux, de certaines machines et du mobilier). Un patrimoine industriel et ouvrier, qui n’est cependant pas directement visible dans la déclinaison actuelle de la marque (en tout cas pas pour ceux de ma génération), mais qui m’apparait comme fondamental pour le projet qui m’occupe. Une âme, des valeurs, et plusieurs décennies d’histoire.
Mon (notre) projet est de créer en parallèle et de toute pièces, une marque de vêtements et d’accessoires pour homme (du type Abercrombie, RL …) qui incarnerait l’esprit du « vintage » français. Une marque classique et décontractée, vendue exclusivement en ligne et dans la mesure du possible, fabriquée en France. Le premier travail que je vais donc avoir à faire va être de valider le concept de la fabrication française pour l’ensemble des produits, en faisant réaliser des prototypes afin d’avoir une petite idée du prix de revient (les premiers retours sont un petit peu inquiétants) et donc du prix de vente final.
Dans cette optique, et depuis quelques semaines, je fais de la veille en ligne. Je regarde les marques comparables, je stocke les photos des modèles qui me plaise, je commande des vêtements à droite à gauche. Mon idée étant clairement de prendre le meilleur (selon mes gouts) de ce qui existe ailleurs en terme de « basics pour homme » pour le (re)faire fabriquer ici. J’ai carte blanche sur absolument tous les points, c’est à moi de définir les modèles, les gammes (restreintes pour commencer) et l’esprit général de la marque. Une aventure passionnante dans laquelle je souhaite impliquer ceux qui le souhaitent, en les laissant librement influencer mes choix. Indiquez-moi par commentaires ou mails interposés (cassard@gmail.com) des sites, des photos, des univers que vous voudriez voir pris en compte. Aidez-moi à mettre sur pieds cette nouvelle marque, et je m’engage en contrepartie à être le garant des valeurs que nous aurons défini ensemble.
Premier jour
Premier jour dans mon nouveau bureau, en place pour le nouveau projet. Je crois que je n’ai jamais vu autant de filles dans une boite (et pas que des « en tissus ») … parait que « c’est comme ça dans la mode » … ok, parfait, ça me va. J’ai fait un grand tour des locaux, des machines, serré des dizaines de mains, oublié tous les prénoms et toutes les fonctions, pris quelques photos, branché avec difficulté mon laptop sur le réseau, comme un premier jour.
On bosse pas vraiment, on prend ses marques, on sort un bloc Rhodia tout neuf et son crayon à papier, on se perd en allant aux toilettes, on ne connait pas le prix du café de la machine, et les gens vous regarde bizarrement dans les couloirs. Ma nouvelle vie, à raison de 3 ou 4 jours par semaine, dorénavant.





