Tout n’est pas si facile !

| - 138 commentaires

On vous promet des nouveaux modèles, et après on saigne du nez … Pas facile de conjuguer notre volonté d’étendre la marque, à une production française (de qualité). Nos volumes de vente progressent doucement et surement, mais notre fabricant préféré va finir un jour ou l’autre, par arriver à saturation sur ses machines actuelles. Lui demander (sans visibilité sur l’avenir) d’investir dans un nouveau matériel et d’embaucher serait lui demander de prendre un risque que l’on est pas sur au final de pouvoir assumer, et rester dans la situation actuelle nous oblige à suivre le rythme de la production, pas celui des ventes. C’est compliqué.

On vous avait promis des modifs pour une version 2.0 de la “Bouclette”, et finalement, elle va revenir prequ’inchangée en boutique début novembre. Impossible techniquement de faire réaliser le modèle que l’on souhaitait (double cylindre – jauge 9 pour les techniciens), en France à un prix “compétitif” …

On voulait étendre drastiquement le nombre de couleurs et de tailles pour la “Deville”, c’est en cours, logiquement fin novembre, nous passerons de 36 à 42 ou 48 coloris, mais nous sommes la aussi dépendant de la capacité et des délais de production de notre fabricant.

En théorie, nous pourrions faire du collant, des tailles enfants, des séries spéciales dans tous les sens … pour faire grossir la marque et les ventes (comme le font nos principaux concurrents) mais la encore, plus les mois vont passer, plus il va être compliqué pour nous de garder des délais de “réapprovisionnement” acceptables.

Du coup, on se renseigne auprès d’autres fabricants français (avec l’aide de notre fabricant actuel) et même, (vous allez couiner) à l’étranger. On a fait une demande de prototype en Turquie – en coton bio (ce qui n’est pas le cas actuellement) – dans le plus haut grade de qualité possible … A suivre …

  1. Jali dit :

    La Turquie ? ah oui effectivement ça donne envie de couiner… :-S
    Fabriquer en dehors de notre pays n’est donc pas synonyme de “prendre un risque que l’on est pas sur au final de pouvoir assumer” ?

  2. Patrice dit :

    non non c’est pas ça, c’est surtout que la Turquie est un gros fabricant de chaussettes (une partie du parc français de machines est partie la-bas depuis quelques dizaines d’années), ils ont le savoir faire, et les machines pour faire face à n’importe quelle type de production.

  3. Benjamin dit :

    Personnellement, ça ne me choquerait pas de voir du Archiduchesse made in l’étranger.
    Tant que la qualité (et le fun) est au rendez-vous, je serai preneur :)

  4. PierreJD dit :

    Mais le fameux “Fabriqué en France” deviendrait “Presque toutes fabriquées en France”…

  5. coco dit :

    Il reste quand même quelques fabricants en France… mais ils fabriquent tous pour des marques qui sont au final, concurrentes!
    Peut peut-être quand même y avoir une entente franco chaussettes!

  6. André dit :

    Pour ma part ce qui me pousse à acheter sur ce site est avant tout un label “made in france”. Un sondage sur l’attachement du “made in france” auprès des clients du site ?

  7. …tout ne tient qu’a un fil ;-) Tout ne fût pas si facile pour le Suprême…
    La Turquie c’est pas “le mal” non plus et pour avoir visiter qq usines de chaussettes la bas, ils sont au top qualite/service/…

  8. Usualnet dit :

    Idem pas choqué de voir du made in étranger, enfin seulement si cela apporte un plus : personnalisations des chaussettes à la lafraise, couleurs folles, stocks garantus ou je ne sais quoi.
    Le plus important reste le madeinPatrice !

  9. Vemeo dit :

    Je suis sûr que même fabriqué en Turquie les chaussettes archiduchesse seraient d’une grande qualité (je vous fais tous confiance pour ça). Mais pour moi, sans le label Made in France la marque perdrait une part énorme de son identité. Alors oui je couine :-)

  10. pierre dit :

    Sans moi si ça provient d’ailleurs… et j’ai même le mot Trahison qui sonne dans ma tête parce que j’ai parlé pas mal de toi autour de moi… ;)
    Mais ça reste ton projet, ton argent, ta famille etc. :)

    J’espère donc que tu trouveras un autre partenaire français, tu lui apportes un savoir-vendre, une expérience déjà fructueuse et une communauté-clientèle et un réseau de boutiques en briques ;)

  11. Kuruizuki dit :

    Ouais, mais bon, la Turquie et le textile, ça me rapelle à chaque fois ça :

    http://www.youtube.com/watch?v=oM4LxUfd44w

    Et ça, c’est quand même pas top moumoute, et c’est un euphémisme…

  12. David dit :

    Et l’Italie? Il y a des bons fabricants qualitatifs du côté de Milan…

  13. Patrice dit :

    ça n’a rien à voir … c’est du jean … Si on devait le faire (pour l’instant on regarde si c’est faisable en terme de qualité) je me déplacerai sur place pour voir les conditions de production sur place (qui pourrait à mon avis en étonner plus d’un).

  14. Patrice dit :

    Italie, oui, on a aussi demandé des échantillons (justement pour le modèle que l’on arrivait pas à faire faire en France).

  15. Veuch dit :

    Personnellement, même si le “made in france” a un côté sympa, j’y suis assez peu regardant (même si ça avait été un “made in belgium”).
    Je pense que l’important c’est plutôt la qualité du produit, le choix, et le côté sympa de la marque.
    Je ne connais pas les limites niveau production, mais si ça peut permettre de sortir certains motifs graphiques (en restant sobre), ça devrait répondre à une partie des attentes.
    Bref, si tu communiques bien là dessus, et que les usines turques ne soutraitent pas des gamins manchots chinois, je ne vois pas le soucis du tout.

  16. nicouze dit :

    c’est vrai que si les “14 juillet” viennent de turquie ça va faire bizarre…
    pour réduire les couts, tu peux acheter une usine :)

  17. Patrice dit :

    c’est pas tant une question de couts, c’est plus une problématique de production et de réactivité …

  18. nicouze dit :

    mais les délais de livraison vont pas être plus long avec une fabrication à l’étranger ? (moi je dis ça mais j’y connais rien)

  19. Baptiste dit :

    Sans rentrer dans les détails, c’est plus une question de “saturation” de la chaîne de production qu’un problème de délai de livraison.

  20. nicouze dit :

    je me doutais bien que j’avais encore rien compris :)

  21. Baptiste dit :

    meuh non Nicouze ! ;)

  22. Le chat chaussetté dit :

    Comme je l’ai déjà dit, favoriser le business local ou le business international, n’est pas seulement un choix de business plan, c’est aussi un choix de société, un choix environnemental.

    Une nouvelle machine de production, hors taxes, c’est le même prix pour une usine ici ou là. Production fortement automatisée. Mais, peut-être, l’usine étrangère ne tourne-t-elle pas à pleine capacité aujourd’hui, avec des machines déjà amorties…

  23. Le chat chaussetté dit :

    Du point de vue marketing, mettre sous la même enseigne du “made in France” et du “made in hors de l’U.E.”, franchement, cela fait… paire de chaussettes dépariellée…

  24. Pierre dit :

    Le monde du textile est complexe, il y a tellement de variable à comprendre et à ajuster.

    Je vous souhaite bonne chance dans la recherche d’une solution pour continuer à grandir.

    Pierre

  25. En parallélisant ta production dans 2 3 usines, tu évites un spof (single point of failure), tu n’es jamais à l’abri d’un dégat dans l’usine du à une tempête, une fermeture soudaine …

    En produisant à l’étranger, tu perdras le côté “made in france”. A toi de voir ensuite, si tu souhaites rester dans l’équitable, de cibler un label qui permettrait de faire ton business en gardant la tête haute.

  26. Piffeur dit :

    En tant que pro européen, je ne couinerais pas pour du made in Europe.
    Et en tant que Franco-Italien évidement je serais content si c’est produit également en Italie :)
    (mais je peux comprendre que certains couinent)

    Pour la Turquie… disons que si effectivement tu nous assure que le coton est bio et que les employés de la boite reçoivent de bons salaires locaux, ça peut passer limite, mais tu risques quand même d’y perdre.

    Le made in France était jusqu’à présent l’un des gros points forts (après ta personnalité et la qualité/diversité de tes chaussettes bien entendu).

    Délocaliser même partiellement ta production va réduire un des “atouts”/aspects de ta marque.

    Avec la vente en réseau et de nouveaux modèles il n’y a vraiment pas de perspectives suffisament sûres pour inciter ton producteur à investir dans de nouvelles machines ?

  27. macatalan dit :

    rester dans la CEE serait sans doute une bonne idée, quand au coton bio en turquie faudrait que tu ai la certitude que c’est pas du ramassé par des enfants, et ça c’est chaud a savoir ………

  28. Ache dit :

    Outre l’aspect social il y a l’aspect environnemental. Le mieux est à mon avis de produire et de consommer local donc français. Il faut donc que tu convainques Broussaud de se développer!

    Autrement, moi, perso, je suis très satisfait du statu quo sur les bouclettes! Je ne demande rien de plus!

  29. Myc dit :

    Le made in France est un des critère que je mets le plus en avant quand je parle de ta boutique (le 2eme c’est le côté Stéphanois). C’est sur qu’en Turquie l’argument va en prendre un sale coup. Outre la qualité du produit, ce qui m’importe c’est aussi et surtout les conditions sociales des ouvriers qui fabriquent mes chaussettes. Peux tu la vérifier si loin?

  30. Patrice dit :

    Je reste très attaché au label “Made in France”, c’est une des principales raisons qui me donne envie d’acheter sur Archiduchesse. Point n’est besoin de rajouter d’autres coloris ou de changer d’autres modèles car j’en suis tout a fait satisfait en l’état.

  31. Trazou dit :

    Personnellement je vais avoir plus de mal à vendre le concept à ma belle famille, si vous exportez la production hors de France !

  32. Séb dit :

    Je dirais un peu comme les autres, le “made in France” est quand même important.
    Après, c’est à vous de voir si l’abandonner en vaut le coût.

  33. Jimbo dit :

    La Turquie est le premier fabriquant de coton bio.

    Aux dernières nouvelles personne ne fait de coton bio en France (ou alors dans des quantités très confidentielles).

    Les usines de coton turques sont plus modernes qu’en France.

    La Turquie n’est pas l’Inde ou la Chine, ils ne font pas travailler d’enfant. Vive les clichés.

    Et arrêtez de parler de chaussettes de qualité, des chaussettes avec autant de polyamide ne sont pas des chaussettes de qualité.

    C’est bizarre mais les clients d’archiduchesse semblent êtres totalement novice en matière textile et pourtant font des prouts dans les commentaires parce que leurs chaussettes ne seront pas made in France.

    La masturbation sur made in n’est valable que lorsqu’on est en présence d’un savoir-faire rare. Or confectionner des chaussettes, que l’on soit en France ou dans le trou du cul du monde, elles seront tissés de la même façon, sur les mêmes machines. La made in France n’a aucune plus-value dans ce contexte.

    En tout cas bonne chance Patrice avec tes chaussettes made in Turquie, ou made in où tu veux enfaite. Mais vivement que tu vire le polyamide source de transpiration des pieds!

  34. Thomas Germond dit :

    Je trouve super encourageant et positif que vous soyez confronté à ce type de problématiques.
    Bravo encore et toujours

  35. david dit :

    +1 pour le commentaire de Thomas… Être confronté à ce type de choix démontre une montée en puissance. Parallèlement, Archiduchesse ne peut pas reposer uniquement sur 1 seul fournisseur.

    Pour moi, ce qui fait l’unicité de la marque Archiduchesse, c’est la gamme couleur, les angles photos, le ton rédactionnel du site et du blog, son logo… Bref, tout ce qui contribue à faire de la chaussette un produit rajeuni, et pas le made in France, qui est un sujet schizophrène en France: je veux du made in France mais je veux payer 1,50 € ce superbe pull en 100% cashmere ;-) [moi aussi bien sûr!]

    Bonne recherche de fournisseurs!

  36. Séb dit :

    Jimbo, vous devez certainement être très fort dans la technique des chaussettes.
    Mais, affirmer que “La made in France n’a aucune plus-value dans ce contexte” témoigne à mon sens de moins de qualités sur le plan Marketing.
    Ou alors, vous sous-estimez complètement l’impact affectif et qualitatif du “Made in France”.

  37. Toph dit :

    Je suis d’accord avec la plupart des commentaires, Le Made in France fait partie de l’identité de la marque, l’étendre à un “Made in World” vous fera prendre un risque d’image très important et écornera énormément la relation de confiance entre vos clients et vous…. Quelque soit la qualité et les garanties mises en avant par cette délocalisation, le virage serait périlleux
    Par contre, la recherche d’un autre fournisseur semble indispensable, au delà des délais d’approvisionnement, n’être dépendant que de l’entreprise Broussaud textile présente un gros risque pour la viabilité de la marque…

    Pas facile de grandir….mais ça fait partie du piment de la vie ;)

  38. Joss dit :

    Il y a quand même un côté assez paradoxal dans cette histoire, car l’intérêt d’un label “Made in France”, au-delà de l’aspect “produit de qualité” qu’il véhicule (avéré ou pas), est aussi de soutenir la production et le travail en France.
    Or là, alors justement que cela porte ses fruits et qu’il y a l’occasion soit pour ton unique fournisseur de se développer, soit pour toi de faire appel à d’autres fournisseurs en France, une des options envisagée est de reporter cette augmentation de la production à l’étranger, il y a comme une contradiction.
    Pour moi le “Made in France” fait partie de l’image de marque d’Archiduchesse et je serais assez déçu que celle-ci soit redéfinie pour des raisons aussi … rationnelles.

  39. Thomas Germond dit :

    Non pas parce que David m’a mis un +1 à mon commentaire :-) mais je suis un million de fois d’accord avec son point de vue: Le “je veux du made in france” et “je veux payer le même prix que chez h&m” est une attitude hypocrite tristement représentatif de la France..

  40. Julien dit :

    Est-ce que vous avez contacté Tricotage des Vosges ? Ils ont le parc machines et les capacités pour supporter les volumes du sélectif (Leur marque Bleuforêt en est la preuve) Après est-ce qu’ils ont l’envie, c’est à étudier…

    En tout cas, on ne perd pas le Made in France et un co-branding serait peut-être intéressant puisque ta cible est différente de la nôtre… (ah mince grillé, oui j’y travaille donc n’hésites pas à me contacter)

  41. Patrice dit :

    héhé ; ) On avait pas encore osé vous contacter (on a vu votre agent à Who’s Next), mais je viendrais vous voir avec plaisir si le coeur vous en dit ! : )

  42. Baptiste dit :

    Bon, je me lance ! Effectivement (je parle en mon nom), je pense qu’on ne demanderait pas mieux que de trouver des partenaires installés en France et ainsi continuer la production « locale » (coût d’expédition, délai de livraison, contact humain, etc … ) tout en gardant ce rapport privilégié que nous avons avec notre fabricant actuel ( en gros pouvoir parler à des gens en utilisant leur prénom plutôt que Monsieur ou Madame la responsable de la production, par exemple ). Mais en somme un deuxième « Broussaud textile » n’a pas l’air de se trouver sous le sabot d’un cheval ( petite expression pas évidente à placer tous les jours ) alors oui on a osé penser à l’étranger.

    Ce qui me chagrine plus c’est cette image du « Made in France » gage de bonnes conditions de travail, de qualité, et surtout ce que cela peut sous-entendre, c’est-à-dire, si ce n’est pas du « made in France », c’est certainement fait dans des conditions horribles, bafouant toutes les lois du travail et des droits de l’Homme… Cela reste un « label », au même titre que « Champs-Elysée » ou « Paris », c’est une image de marque, certes souvent liée à une certaine qualité « à la française », et comme certains d’entre-vous on (je) y est attaché, il n’y a aucun doute là-dessus, moi le premier, cela m’a quand même permis d’avoir ce job ! :)

    Alors oui je ne suis certainement pas le plus objectif du monde sur ce sujet, mais pour moi temps que la qualité des chaussettes, les conditions de fabrication, les rapports avec nos différents intermédiaires seront aussi bons que maintenant, que vous continuerez à nous « disputer » si jamais vous pensez que l’on fait une « bêtise » ( ah les bouclettes ! ), je dois avouer qu’une Archiduchesse soit fabriquée à Limoges, Milan ou Istanbul, ce n’est pas ce qui me chagrinera le plus et m’empêchera de dormir, mais plus le fait de continuer à proposer un beau produit, bien fait ( à tout niveau ) et que l’on continue à se faire plaisir, et vous avec. ( lancer les violons ! ;) )

    Pour résumé, je crois juste qu’on se confronte à une nouvelle étape que beaucoup de société ont du traverser, faire des choix et si possible le bon, pour continuer à développer Archiduchesse tout en pouvant continuer à nous regarder dans le miroir le matin, comme pouvoir « parler » avec vous de ces choix justement, et lire vos différents avis et se rendre compte que ça va pas être simple ! Mais ce n’est que mon avis. :)

  43. sebastien dit :

    C’est bon signe si la capacité de production est pratiquement au maximum à Limoges! Après il y a la problématique de la trésorerie et du stockage. Vous êtes déjà au maximum en terme de rationalisation de la production/ stockage ? pas possible d’augmenter les quantités lors de la fabrication d’une couleur et de mettre à dispo à l’usine un stock tampon ? Genre livraison de 1/3 d’une couleur, et mise à dispo à l’usine du reste ? Ainsi Limoges fabrique de plus grandes quantités dans la même couleur et stock provisoirement une partie de la fabrication ? C’est peut-être ce que vous faites déjà ?

  44. Steph dit :

    @Patrice
    Le projet initial dérive lentement: réseau de diffusion par revendeurs, gamme étendue, fabrication lointaine, etc. Bref une marque qui devient (presque) banale avec une boutique online. A quand les VRP ? On est loin de ta profession de foi sur les circuits courts, la vente exclusive sur internet et les marges équitables pour tout le monde et les revenus “suffisants” du fondateur. (https://www.archiduchesse.com/blog/2009/pourquoi-cest-a-nouveau-possible-de-fabriquer-en-france/ )
    C’est une grosse déception pour beaucoup de monde, mais c’est ton projet hein… tu dois avoir de bonnes raisons et tu fais comme tu veux …

  45. Patrice dit :

    On essaye de faire en sorte que la marque (et l’entreprise) reste “concurrentielle”, et on doit assumer nos 2 salaires … Je ne renie pas ce que j’ai écrit, je suis juste confronté à la réalité du marché et de la production, et c’est pas aussi simple que je pouvais l’imaginer initialement (et naïvement) … : )

  46. Tintin6345 dit :

    Pour ma part le côté qualitatif peut effectivement rester le même que la production se face ici ou ailleurs.
    Je suis même persuadé que l’on peut trouver une qualité équivalente pour moins cher… Et justement c’est en partie ce qui me gêne et surment d’autres.
    6€ la paire produite en France correspond à des critères actuels de bobo écolo, avec la prod en France, l’impact Carbone… C’est un tout qui nous avait été présenté dans le concept. 6€ venant de turquie risque de faire retourner des gens chez Décathlon.
    Alors oui l’entreprise évolue et doit répondre à de nouvelles problématiques mais les gens qui ont suivi le début de l’aventure archiduchesse ne verront plus forcement la marque de la même manière.
    Pour moi le principal est de faire vos choix en respectant vos principes au mieux, et en nous régalant de vos beaux produits.

  47. pierre dit :

    Et si nous devenions tous actionnaires de ce projet pour éviter ces dérives et interrogations néfastes faisant dériver le projet initial ? :-))))) La communauté a bâti le succès de cette entreprise, elle doit lui revenir ! :-)))))

  48. Patrice dit :

    Chiche ! : )

  49. Baptiste dit :

    Pierre> c’est quand on ne se pose plus de question que ça devient dangereux non ? ;)

  50. marc dit :

    En tout cas, en ce qui me concerne, je préfère toujours acheter mon panier de légumes même pas bio au paysan du coin qu’une botte de carottes pseudo-bio à la grande surface du centre commercial…

  51. sebastien dit :

    @ Patrice
    Augmentation du capital et prise de participation à Limoges pour accroître la production…

  52. Thierry dit :

    Les problématiques fournisseurs ne sont pas toujours très simples nous l’apprenons aussi pour nois débuts

  53. Le chat chaussetté dit :

    Jimbo écrit : “C’est bizarre mais les clients d’archiduchesse semblent êtres totalement novice en matière textile et pourtant font des prouts dans les commentaires parce que leurs chaussettes ne seront pas made in France.”

    Vous inférez, à tort, que les intervenants sur ce fil sont clients d’Archiduchesse. Pour ma part, je n’ai pas acheté de paire Archiduchesse. J’en ai gagné une, ce qui m’a permis de vérifier la position marketing, et de changer, exceptionnellement, de mes chaussettes habituelles. Le site Archiduchesse décrit clairement le produit. Il n’y a pas de problème.

    Défendre le “made in France”, c’est préférer être dans un environnement où l’on défend le travail, plutôt que dans un environnement où les gens traînent, ne sachant que faire. Vous préférez peut-être vivre dans un guetto pour gens aisés, pas moi.

  54. Olff dit :

    Personnellement, ce n’est pas les conditions de travail, ou la qualité qui peut être remis en cause, mais bien la philosophie du truc.
    Faire des chaussettes en coton bio, pour surfer sur la vague écologique, en Turquie est pour le coup pas logique. Dans un souci de logique économique, ok, mais “faire du bio” à 3000 kilomètres, c’est pas ce que j’appelle faire du business vert.

    Archiduchesse me plait en premier lieu par sa gamme, mais je sors ma CB pour vous pas pour votre logo cool fun, mais bien parce que vous ne cédez pas à la logique mondialiste classique. Si c’est pour faire comme les autres…

    Je préfère avoir deux semaines de délais, plutôt qu’enfiler des chaussettes faites à 3000 kil’…

    C’est un choix politique qu’il vous faut faire, investir, c’est à dire prendre un risque, ou céder à la logique économique classique.
    J’ai envie de vous dire, posez-LES sur la table, et allez au bout de votre philosophie de base.

  55. Frédéric dit :

    Ca fait un peu de peine quand même qu’une pme française ne puisse pas suivre un produit qui a du succès…

    Il faut rationnaliser la production, embaucher un expert en lean manufacturing, investir, etc…Bref, il faut aller de l’avant et…prendre des risques.
    Je ne ferai pas de comparaison avec les pme allemandes, mais ils ne font pas autre chose et leurs pme sont très puissantes.

    En résumé, outre la possibilité de trouver un autre fournisseur en France, votre fournisseur actuel doit se jeter à l’eau et passer de “l’artisanat” à l’industrie, avec tout ce que ça implique.

    Ben, sinon, entre les industries qui n’ont plus de commande et qui ferment et ceux qui en ont trop et qui baissent les bras, nos enfants risquent d’avoir du mal à payer nos retraites ; )

  56. Manuel dit :

    Moi j’aime bien la Turquie :) (Discours officiel >> Ma femme est Turque)

    Tiens d’ailleurs si tu cherches une interprète, n’hésite pas à me contacter Patrice ;)

  57. pierre dit :

    Olff a dit : “http://www.smashingmagazine.com/2010/09/20/making-the-web-a-better-place-guidelines-for-green-web-design/”

    Et tant qu’à faire du Bio, autant aller jusqu’au bout de la démarche :-)
    http://www.smashingmagazine.com/2010/09/20/making-the-web-a-better-place-guidelines-for-green-web-design/

    … des couleurs qui ne surconsomment pas pour le site web, un hébergement dans des centres alimentés par des stations solaires ou éoliennes, des pages légères pour éviter trop de trafic, des pages web qui deviennent noires si inactives trop longtemps, … ça a le mérite de faire réfléchir ;)

  58. Nico dit :

    Je connais pas du tout vos investissements en $ a ce jour, mais ne crois tu pas Patrice que pour avancer, (passer un palier niveau vente), il va falloir INVESTIR justement dans une production plus flexible ?

  59. Caroline dit :

    Salut Patrice,

    Tu as vraiment un don pour faire réagir les gens. C’est génial le nombre de commentaires. Les clients s’imaginent que tu fais cela pour le sport ou le made in France, ou le côté équitable… mais oublie que le but du jeu est de gagner de l’argent.

    Maintenant, je pense que c’est juste un coup d’épée dans l’eau, pour voir jusqu’où tu peux aller avec nous et que dans un prochain post, tu nous diras que finalement tu restes en France avec Broussaud, les vaches et la 2Cv… histoire de renforcer un peu le truc… mais bon, c’est comme cela qu’on t’aime donc ne change rien.

  60. Capitain Slip dit :

    Le nom du projet est tout trouvé : “la chaussette qui sent la fraise”.

  61. Mathias dit :

    Made in France, Made in Turkey au final si c’est de la très bonne qualité c’est du pareil au même pour moi , même si je comprend bien la philosophie de la marque et de son concepts de départ, faut pas oublier que c’est quand même que des chaussettes.
    N’oubliez pas que nos pc sont des Made in 8000 km et qu’on se pose jamais ce genre de question !

  62. Jimbo dit :

    Mais arrêtez… Vous êtes tous des hypocrites.

    Si demain Patrice propose en plus de ses chaussettes Made in France des chaussettes Made in Turquie, et qu’il dit “les chaussettes Made in France seront 2€ plus cher” vous achèteriez tous les chaussettes Made in Turquie, c’est certain. Personne n’achètera les Made in France. Il peut faire le test s’il veut.

    Tous ce que vous portez sur vous est Made in China, votre ordinateur est Made in China, votre télé est Made in China, votre portable est Made in China, vos chaussures sont Made in China, mais vous vous offusquez parce que vos pauvres chaussettes ne seront plus Made in La France. Ridicule.

  63. Olff dit :

    @Jimbo.
    Des chaussettes, tu en as des palettes à tous les prix, et parmis elles, la même qualité que les Archiduchesse. Donc si on se tourne vers ces dernières, c’est en parti pour leur philosophie.
    Tu tombes dans le paralogisme en évoquant une fatalité qui n’en est pas une.
    Ne crois tu pas que si de l’ordinateur made in france était proposé, certains n’hésiterait pas à le payer le prix fort, par conviction ?
    Bien des choses ne sont pas “made in china”, et ce choix dans la provenance du produit est important pour bon nombre.

    Donc avant d’évoquer le ridicule et l’hypocrisie, réfléchit un peu. Il existe des personnes qui font des choix par principe en ce monde, tous ne sont pas là pour gagner deux euros sur des produits voyageurs, évoquant une fausse fatalité.

    Faire des choix sincères, ou se positionner lâchement en victime d’une “mondialisation” (à temps partiels…). On fait quoi ? On en fait un ?

  64. Patrice dit :

    Bon … Tout le monde n’a pas lu le billet visiblement … : ))

    Le souhait n’est pas clairement d’aller faire fabriquer toute la prod en Turquie (quoique dans l’absolu je n’y vois rien de choquant) mais de trouver des machines capables de fabriquer ce dont on a besoin pour faire vivre la marque, que ce soit en France ou ailleurs.

    Moi, je suis un vrai “Candide”, je débarque dans ce monde du textile avec mes convictions naïves (que beaucoup visiblement partagent) … Mon souhait était et est toujours de créer une entreprise juste et prospère à tout niveau. C’est ce que j’ai essayé de faire depuis le départ. Sauf qu’entre temps, j’ai aussi pas mal appris sur la fabrication et ses problématiques. Ce qui en résulte est un message beaucoup plus compliqué à faire passer et surtout beaucoup moins démagogique …

    En gros, l’industrie textile française est déjà délocalisé (depuis un moment), et les expériences comme la notre, sans être fatalement vouées à l’échec, ne feront jamais faire machine arrière à quoi que ce soit. C’est un fait.

    Rester “obligatoirement” en France pour obtenir le tampon marketing “Fabrication Française” (auquel je suis super attaché néanmoins), ne me parait pas raisonnable et adapté à la situation réelle.

    Du coup, plutôt que de rester focalisé sur la fabrication française, il me parait évident que la solution est plutôt de trouver un processus de fabrication digne et respectueux de mes (ou nos) propres valeurs, ou qu’il soit situé géographiquement.

    Le but est bien de vendre des chaussettes … et le plus possible … Afin de pouvoir en tirer un bénéfice (c’est le but premier de toute entreprise) bénéfice qui serait susceptible de payer salaires et charges, ferait vivre l’entreprise, qui pourrait par la même se développer et étendre son champs d’action !

    Comme je le disais plus haut, moi je suis un Candide, pas un industriel … : )

  65. Séb dit :

    Et bien, comme ça c’est clair !
    En tous cas, toujours un bon courage, comme il se doit ;)

  66. Polar Bear dit :

    Tout ne tient qu’à un fil …

  67. Sebastien dit :

    Les mêmes chaussettes bio à 2 euros ???
    Même si je suis pour le 100% Français why not.
    Faut juste changer le cocorico Fabrication Française avec le croissant turque, et mettre ” french touch ”
    Bon courage en tout cas dans ta réflexion/décision… Faut te lancer dans le fromage !! là la France est leader :-) je peux te filer des adresses à Maroilles :)) un coup de packaging et hop hop hop

  68. Maxence dit :

    Bonjour à tous,
    Pour vous encourager je viens de passer ma première commande…
    …mais je lis quotidiennement l’aventure Archiduchesse sur le blog depuis sa création et aujourd’hui je n’ai pas acheté des chaussettes j’ai acheté des Archiduchesses vendues par un commerçant français et fabriquées en France.

    De nombreuses petites entreprises comme Archiduchesse doivent être confronté à la problématique d’un manque de capacité de production en France, alors je ne pense pas que la délocalisation de l’industrie soit irréversible au contraire.

    Pour répondre à certains je pense que ce qui est “bobo” c’est de remplacer une production locale (lorsqu’elle est possible, évidement pour le café c’est compliqué..) par des produits bio ou équitables pour se donner bonne conscience mais fabriqués dans des pays lointains à petit prix et vendus très cher.

    Et pour finir il est certain que nous achetons tous les jours des produits fabriqués très loin, mais ce qui finance vraiment notre système social et les retraites, ce qui permet de fournir du travail aux personnes peu qualifiées c’est l’industrie et le commerce local.

    En économie rien n’est définitif, rien n’est acquis, je suis certain qu’il y a des solutions pour fabriquer des chaussettes en France (mais les motivations profondes sont peut être différentes).

    Archiduchesse a innové jusque là, il faut qu’Archiduchesse continue à innover en trouvant une solution.

    Bonne journée

  69. Jérémy dit :

    Le vrai problème ici n’est pas tant la question du “Made in France” même si je suis le premier à dire que c’est un argument essentiel pour moi, dans la chaussette, pour la bouffe etc… mais la capacité de production de l’unique fournisseur.
    Je ne suis pas du tout compétent dans le domaine industriel mais je pense que décliner 2 modèles de chaussettes (+ les fantaisies) en un trentaine de couleur, ça mobilise la chaîne de production pour un “petit” acteur local. Nous n’avons pas tous les éléments pour avoir une vision globale de la problématique. Investir dans de nouvelles machines à un coût et je comprends que ni Patrice, Virginie, Baptiste et les équipes de Broussaud veuillent sauter le pas sans visibilité sur l’avenir.

    Je trouverai intéressant d’avoir des pistes sur les possibilités de “rationaliser” la prod : production d’un modèle en plus grande quantité puis livraison progressive suivant les ventes (comme détaillé plus haut), pré-commande sur Archiduchesse… C’est un défi motivant et intéressant à relever :)

    Je pense que vous êtes plein de ressources pour nous étonner!

  70. Le chat chaussetté dit :

    (Patrice) “Bon … Tout le monde n’a pas lu le billet visiblement … : ))”

    C’est une chaussette, pas une chose faite ;-)
    Ce n’est pas une chose sûre, ni une chaussure ;-)

    (Patrice) “En gros, l’industrie textile française est déjà délocalisé (depuis un moment), […]”

    Il n’y a plus de tissus industriel.

  71. Le chat chaussetté dit :

    @ Patrice :

    Si des machines peuvent être achetées, mais que le problème est le risque financier… pourquoi pas de la co-édition de chaussettes ? J’ai découvert dernièrement de la co-édition de meubles (cf. “L’édito”)…

  72. r dit :

    Je couine :)

    Le véritable problème Patrice c’est que lorsque tu as lancé Archiduchesse tu as fait du made in France (la vache la 2cv) un pilier de ta com. Cela fait partie de cet ensemble d’élément qui fait dire a celui qui lit ton site “ok j’achète mes chaussettes ici a partir de maintenant!”.
    Revenir en arrière est vécu comme une rupture de pacte … même si tout le monde je pense comprends bien le problème de l’approvisionnement.

    Cela fait plusieurs fois que tu t’interroges publiquement sur la faisabilité de fabriquer a l’étranger. Donc comme dit plus haut soit c’est pour souder une communauté soit c’est pour la préparer a un grand changement que tu juges comme inévitable (bon courage dans ce cas pour l’éducation des foules). Et dans ce cas il est probable que certains partent, decus de ce qui sera percu comme une trahison (pour ma part j’attends de voir le résultat final avant de me décider). Mais il est aussi probable qu’avec des stocks dispo en permanence tu pourras toucher aussi beaucoup plus de personnes et ainsi développer ta marque. Ou juste permettre a ton business de survivre.

    Dans ce genre de situation j’aime bien le proverbe “les conseilleurs ne sont pas les payeurs” (même si dans le cas présent il peut y avoir une ambiguïté ;-) : quoique l’on dise tu seras seul face aux conséquences de tes choix.

  73. marc dit :

    Pour avoir fait du sourcing dans des pays “à bas coûts”, l’affirmation “processus de fabrication digne et respectueux de mes (ou nos) propres valeurs, ou qu’il soit situé géographiquement” reste toujours un peu marketing, voire démagogique.

    Enfin, tout dépend des “valeurs “bien entendu (=;

    Mais tous ces pays (même s’il y a bien entendu de très fortes différences, ne tombons pas dans la caricature inverse) se caractérisent quand même par un droit du travail très défavorable au salarié, un respect des règles d’hygiène et de sécurité plutôt aléatoire, des conditions de travail plutôt peu épanouissantes…etc

    Il est difficile d’échapper à cette écueil, le respect de “valeurs” du type protection du salarié, meilleures conditions de travail, étant de toute façon faiblement rémunérateur (c’est un euphémisme) pour l’entreprise qui s’y soumettrait…

  74. Pierre dit :

    Pensez au récurrent, ça peut aider. De l’argent qui tombe tout seul et qui permet de voir l’avenir.

    Je m’explique : En proposant des abonnements (et oui, les chaussettes, ça se change régulièrement), vous avez des retombées régulières et une anticipation des stocks.

    Du style un abo de 2 ans auto-reconductible pour 3 paires tous les 4 mois (18 paires) pour 100€.

    30% de vos ventes sur ce mode peut amoindrir l’impact des difficultés de production.

  75. Le chat chaussetté dit :

    Entièrement d’accord avec “R” [à part que je miaule, je ne couine pas ;-)]

  76. Baptiste dit :

    sinon quelqu’un veut un café ou une soupe de tomate, je vais à la machine là ?

  77. Unbleue dit :

    Pour te donner des idées dans ta réflexion…
    J’ai vu récemment un reportage sur une entreprise Australienne de fabrication de sous-vêtement. La particularité de cette entreprise, c’est de faire confectionner tout ces produits en local… c’est à dire en Australie. Pourtant, leur volumes de pièces doivent être 100 fois supérieur au votre.

    Bien sur, ce n’est pas comme en France l’Australie, mais j’imagine que le patron aurais pu faire fabriquer tout en Chine ou en antarctique (très proche de l’Australie). Il à donc surement été confronté dans le même dilemme, et choisit de faire développer spécialement pour lui une usine, avec des machines, etc… (Car les entreprises de sous vêtement Australienne qui confectionne depuis 1845, j’y crois pas trop !)

    Tout ça pour dire qu’il est possible de faire grossir votre fabriquant, quitte à rentrer dans sont capital (histoire de prendre des risques partagés) et qui c’est, un jours on verras des machines/usines de fabrication Archiduchesse…

    Enfin voila , quelques pistes… bon courage dans votre difficile réflexion !! ;-)

  78. Unbleue dit :

    Pierre> Sympa le concept, mais connaitre à l’avance la paire de chaussette que je vais porter dans 2 ans, c’est un peu fade ! Prochaine étape, on roule tous en Trabant ! :-)

  79. nicouze dit :

    je prendrais bien un Bounty moi ;)

  80. Erwan dit :

    Le made in France n’est pas un argument pour moi. Mais pour d’autres au vu des commentaires. Je pense que vous devriez faire en sorte de rester dans ce créneau.

    Et si vous voulez vous développer. Pourquoi pas en externe en créant ton propre concurrent sur le créneau du bio. Avec uniquement des produits (chaussettes) bio.
    Ooops –>

  81. Baptiste M dit :

    Bonjour d’un petit nouveau j’ai fais ma première commande il n’y a pas longtemps mais je te suis depuis 3 ans.

    Ce qui m’a décidé à franchir le pas c’est clairement une fabrication 100 % française et une créativité aussi 100 % french touch.
    Je ne suis pas un pure nationaliste mais c’est clair que pour moi même si ta marque ne fait que 2 % de chaussette en Turquie peut importe la qualité et les conditions de travail sur place je ne repasserais pas commande.
    J’aime l’idée de faire vivre à la fois l’industrie et le tertiaire français dans ta marque avec un e-commerce et une boutique c’est pour moi aussi un rêve.
    Les conseilleurs ne sont pas les payeurs mais le fait de continuer sur ta ligne de départ et pour moi la meilleure solution.
    Sinon l’idée du co-financement d’une industrie de chaussette à l’idée de ce qui ce fait beaucoup maintenant sur internet Why not ? je participerais volontier à l’aventure.

    P.S : désolé pour les fautes mais je devais réagir.

  82. Maxence dit :

    Deuxième commentaire, cette fois ci “à froid”.
    Il est clair que si le réseau de revendeur boutique explose, il risque de se poser un vrai problème de saturation (j’ai du mal à imaginer que seul le site puisse saturer l’usine).
    Pourquoi ne pas garder la production française pour la vente directe et réserver la production étrangère pour le réseau de distribution ?
    L’intérêt est que l’économie de coût de production permet de conserver une marge confortable pour Archiduchesse tout en donnant la possibilité aux revendeurs de gagner leur vie normalement. Dans ce cas les produits sont identiques mais les circuits sont différents donc les contraintes sont différentes, et en partant du postulat de départ qui était : “fabrication française possible car pas d’intermédiaire” il n’y a plus de conflit entre l’objectif initial et la solution mise en oeuvre.
    De plus les sources étant différenciées cela permet de gérer plus facilement un emballage différent pour les boutiques de façon à répondre au mieux à leurs attentes.

  83. Jimmy@Taiwan dit :

    je ne vais pas dire la Chine, mais son petit voisin Taiwan, toutes les productions “cheap” sont partis en Chine et il ne reste plus que des manufactures de qualités, en plus ils sont à la pointe de la technologie, par exemple les maillots Nike de certaines équipes de la Coupe du Monde 2010 venaient tout droit de Taiwan et étaient fait à partir de plastique recyclé, ils sont aussi très bon avec toutes les fibres à base de bambou, essayez de prendre contact avec la chambre de commerce française à Taipei, ils seront ravi de vous aider.

  84. Ache dit :

    Patrice je ne comprends pas pourquoi tu lances un tel débat si au final tu en arrives à l’éternelle rengaine du “no choice” en sous-entendant au passage qu’il y a d’un côté les démagos et de l’autre les réalistes. Forcément avec une telle alternative le choix est vite fait!

  85. Polar Bear dit :

    les destins se séparent, l’amitié c’est fragile

  86. Salut à tous
    qlqs questions, le problème n’est il pas de se lancer dans la distribution compte tenu de ton positionnement et de l’image de ton produit.
    Avais tu envisagé dès le départ de ton aventure de faire produire en france et de vendre en gros ?
    Ta structure à leur actuel te permet de vendre aux détails, marge plus importante et de bien contrôlé ton produit et ton image. Tes chiffres de vente sont en constante hausse la rentabilité (salaire compris) ne devrait plus être loin; et elle a surement été bcp plus rapide que la moyenne des PME qui se lance.
    Je peux t’assurer que du made in turquie (ou autre) au japon ça marchera pas, seul le made in france les intéressent (voir le cas Armor Lux).
    Pour relancer la production française, il faudra investir. Prend l’exemple d’une entreprise que tu connais bien, l’atelier du grand chic, grâce à ta précédente entreprise ils ont pu investir et grossir. Et malgré la perte de leur plus gros client de l’époque ont su rebondir.
    Tu es en passe de démontrer que des marché de niche (la chaussette made in france) peux sortir un peu de sa niche et gagné des petites parts de marché, quand est t’il du marché de la chaussette made in monde.
    Perso n’en déplaise à certains préjugé lu ici, avec mon salaire de smicard je préfère consommé du local plus cher et avoir un certain partage avec mon voisin qui à fabriqué le produit que d’acheté des produits dépersonnalisé en quantité ou moins chère.

  87. Jali dit :

    On aurait pu sortir de la crise, tous partir en retraite à 55 ans, être tous propriétaire, avoir une trou de la sécu résorbé mais non Archiduchesse veut expatrier sa production … Snif

    (bon là, j’en rajoute un peu, mais le made in France c’est classe)

  88. la cerise dit :

    bonjour

    une autre piste interessante : faire fabriquer à l’etranger et dire que c’est Français …

    OK , je sors

  89. Unbleue dit :

    la cerise> lol … je sors aussi

  90. Taussac dit :

    La bonne question a 1Milion de Dollar pour toi est :
    Qu’est ce qui est unique dans business model – Positionnement marque, gamme de couleurs, qualité, origine de production, ton reseaux de fidele…? si tu pense que que tu peux toujours etre vraiment different et unique sans la prod en france pas de pb tu peux allez a l etranger et te liberer de la contrainte “Made in France”.

    Un premier élément de réponse est de penser au concurrents, si demain un concurrent essaye de te prendre le business est ce qu’il peut “claimer” tout comme toi…..et la le made in France est certainement un de tes meilleurs atouts anti compet.

  91. Philippe dit :

    Si ce n’est plus du made in france aucun intéret pour acheter des produits archiduchesse. On a l’impression de s’être fait gruger.
    Autant aller chez Bleu Foret ou Labonal.
    De plus chaque fin de mois nous suivions l’avancée du chiffre d’affaires et étions content d’y participer, cette information a disparue.
    Le C.A. a t il tellement augmenté que le fabricant n’arrive plus à suivre ?

  92. Katerine dit :

    Mais enfin, laissez-le manger sa banane tout nu sur la plage.

  93. Patrice dit :

    Philippe > Non c’est même plutôt moyen en terme de chiffre d’affaire pour aout et pas énorme non plus pour septembre, je ferais un bilan groupé pour les 2 mois à la fin du mois en cours.

  94. Broussaud dit :

    Bonjour à tous merci pour vos messages l’équipe suit avec attention. Un petit mot pour mes confrères qui lisent le blog pas la peine de m’appeler sur mon portable nos 96 machines électroniques vont bien et ne sont pas encore a pleines charges en jauge 14 pas d’inquiétude et en plus on tourne pas en 3/8 sur Archiduchesse, mais j’espère bientôt. Par contre l’équipe Archi cherche de la jauge 9 n’ayant pas les métiers et ayant explosé mon budget 2010 si vous avez de la capacité envoyé un petit mail.

    Juste pour infos Broussaud en 2010 c’est 3 887 000 paires livrées à ce jour.

    Maintenant c’est très simple plus vous achèterez de Deville plus il y aura d’embauche il y a un cap a passée pour Archiduchesse.

    Par contre pour les nouveaux produits je comprends la démarche de Patrice qui souhaite développer un maximum de produit et nous ne serons pas en postions d’investir à tout-va. Nous avons beaucoup de clients qui achètent chez nous ce que nous savons faire et qui complètent leurs achats chez d’autres fournisseurs France ou import. Notre partenariat est fort est nous remercions Patrice de nous avoir beaucoup appris du web. Et de nous prouver que nous pouvons vendre des chaussettes en ligne. Archiduchesse nous donnera toujours des modèles a réaliser.

    IL y aussi la sécurité de la marque un mono fournisseur même si nous n’avons pas prévu de mettre la clé sous la porte peut être un danger. Si je suis banquier chez Archiduchesse c’est la 1Er question que je poserai non ?

  95. Piffeur dit :

    Bon et bien il ne reste qu’à faire un test grandeur nature pour voir si on est si attachés que ça à promouvoir l’industrie chaussetto-textile française :

    Broussaud lance une levée de fonds via Wiseed
    http://www.wiseed.fr/wicket/web/accueil

    Et là on verra si l’on est vraiment prêt à mettre des thunes pour supporter la démarche du made in France jusqu’au bout.

    (Aller, je suis fou, je m’engage même à investir minimum 100 euros de ma poche)

  96. ijazz dit :

    Bon, le débat est déjà lancé depuis un petit moment, et je ne peux m’empêcher d’y participer à mon tour!
    En ce qui me concerne, j’ai plutôt une vision “nuancée” sur la problématique, plutôt au “mi-llieu”.
    “François, c’est quoi ce disque qu’on entend?”
    -un 38 tours…
    “Comment ça un 38 tours!?..”
    -Bein oui, c’est ni 33, ni 45, c’est au mi-llieu…

    Bref, histoire de dire qu’on est pas toujours obligé d’avoir un avis tranché, à savoir brûler Patrice sur l’hôtel de la “trahison”, ou jouer les “benni oui-oui” ;)
    J’ai toujours un peu de mal avec le côté “Made in France” brandit comme un bouclier pour tout argument. Il s’agit de commerce, ne l’oublions pas, et il me semble qu’on peut évoluer dans sa réflexion et essayer de conserver une logique, sans renier ses convictions.
    Quand Patrice explique qu’il étudie d’autres alternatives, je ne vois pas pourquoi “on” devrait s’insurger (au passage, ma mère me disait toujours : “on est un con!”)
    De la même manière, je trouve l’idée de permettre à la communauté de “devenir actionnaire” (comme cité plus haut, mais de manière raccourcie pour ma part) une voix à étudier.
    Donc Patrice, pourquoi ne pas aller plus loin que ton “Chiche!” dans la réflexion?
    Tu disposes d’une communauté sans pareil sur la toile, et je suis persuadé que ce serait pour toi une vraie occasion de faire évoluer ton concept, et lui donner une nouvelle dimension, où ta vision du rôle et de la contribution de chacun prendrait tout son sens?!

    Alors, utopie? idée géniale? bof? (rien à fiche..?)

    Moi je dis “à creuser”, et puis comme dit le proverbe :
    “Il faut toujours viser la lune, au pire, on atterri dans les étoiles!”

  97. Patrice dit :

    Dans l’absolu pourquoi pas (le principe serait marrant) … mais oui, c’est une pure utopie, quand on voit le nombre d’avis différents rien que pour un billet. J’ose pas imaginer les brainstormings de lancement d’un nouveau produit ou les “assemblées générales” de fin d’année … l’enfer ! : )

  98. alain dit :

    …ahem, une éponge ? euh, un carré de tissu pour essuyer tous ces fronts qui ont transpiré sur ce fil de discussion ?

  99. Lyzzy dit :

    quel débat !!!
    juste quelques reflexions sur la fabrication à l’étranger. Au début, tout est parfait, ensuite vient les délais de livraisons “non fiables”, qualité + ou – “tiède”, le contrôle de la fabrication devient compliqué, la réactivité en cas de rupture de stock … !!! :(
    Je suis confrontée tous les jours à un sujet tel que celui là, prête à écrire un livre demain tellement j’ai de la matière…
    A oui, j’oubliais, plus question de charger le stock dans le coffre de la bagnole dans l’urgence, dans mon univers pro c’est 3 mois de délai.
    Bon, ok en été on ne portera plus de chaussettes … :)
    bonne reflexion, Patrice … et courage.
    aujourd’hui, si j’achète Archi, je pense business France.

  100. Moi dit :

    Moi je dis OUI pour une production en Turquie mais alors à 4€50 les deux paires !

  101. Le chat chaussetté dit :

    Ijazz dit : “De la même manière, je trouve l’idée de permettre à la communauté de « devenir actionnaire » (comme cité plus haut, mais de manière raccourcie pour ma part) une voix à étudier.”

    Il y a plusieurs voies (la voix demeure sur le 78 tours ;-) J’évoquais la co-édition telle qu’elle est définie sur le site de “L’édito” (pour des meubles).

    A distinguer action et certificat d’investissement… pour éviter les assemblées générales (en chaussettes ;-)

  102. frednetick dit :

    En laissant parler l’élu local que je suis je dirais que lorsque je paye 6€ pour une paire de chaussette “made in France” je donne la possibilité à Archiduchesse ET Broussaud d’embaucher et donc aussi faire en sorte d’alléger les dépenses sociales style RSA/Allocations chômage et tout le tralala.

    C’est une goutte d’eau mais pour le gars à Limoges qui sera embauché c’est un salaire plein, pour ses patrons des revenus plus importants (même si on devrait pendre une partie des patrons avec une chaussette made in france, seule capable de résister à la traction exercée par un patron du CAC trop grassouillet), pour la ville de St-Etienne de l’activité qui tire aussi les commerces alentours etc…

    Bref, la Turquie why not, ce n’est plus midnight express mais bon…

    Et puis Patrice il a besoin de rien, c’est bien connu le petit truc rouge qui faisait des tee-shirt l’a rendu riche comme crésus et il a bine dû planquer quelques plaques dans un paradis fiscal : )p

  103. Martial dit :

    Ouais, si vous voulez du coton Made In France, j’ai plein de moutons sous mon lit… ah c’est de la laine ? ouais enfin c’est pareil…

  104. Kobe dit :

    Ce serait dommage d’en arriver à exporter la production, mais si c’est la seule solution qui reste..
    En attendant toute cette problématique de gestion de prod/gestion des délais me rappelle un peu mon dernier travail. Il y a peut être des choses à faire au niveau du fabricant, comme l’évoquait je ne sais plus qui (lean manufacturing, etc…). Mais finalement je ne connais pas leur niveau d’industrialisation actuellement.
    PIC, PDP, SMED, et autres .. sont des choses qui peuvent améliorer et optimiser grandement une production !
    Et trouver un 2e fournisseur est je pense essentiel maintenant.

    Ouvrir le capital est une solution également :)

  105. Pierre-Eloi dit :

    Ce n’est pas concevable! C’est la base même d’Archiduchesse! Made in France!! Sans cela, ça casse toute l’image de marque… Il ne faut même pas y penser une seule seconde!!!!! Autant acheter ses chaussettes en grande surface !!
    Aller, il y a bien une solution !! Si les “Made in France” pur et dur commence à chercher une solution à l’étranger, on est pas sorti de la berge!!

  106. hb dit :

    si vous envoyez la nouvelle fabrication a l’etranger, le(s) fabricants francais sont pas pret de pouvoir investir dans les nouvelles machines necessaires justement. le cercle vicieu.
    pour moi en tous cas, c’est un des plus de votre marque. si ca vient de tunisie, meme partiellement (car ca ne veut rien dire, quel pourcentage ? a quel difference de prix pour vous et pour moi ? etc…), j’acheterai ailleurs. tout simplerment.

    HB

  107. Thierry dit :

    Moi je dis, hein ben tu reprend les usines Olympia à Romilly les chaussettes , et tu refait le monde

    Je dis ça , je dis rien

  108. olivier dit :

    Personnellement, c’est le “made in France” qui me fait accepter le prix.

    Des chaussettes fabriquées en Turquie, je peux très bien en acheter trois paires chez H&M pour le prix d’une ici.

    Et, toujours pour moi, la large palette de couleur n’est pas un argument suffisant. D’autres gammes de fantaisie (mais pas trop, dans la lignée des “Business Cool”) pourraient le devenir (un argument suffisant).

  109. Apo dit :

    va voir du côté de Labonal à Dambach-la-Ville (dans le Bas-Rhin) c’est une usine plutôt vieillotte mais ils font des chaussettes de qualité et fournissent pour pas mal de très grandes marques.

    Ils ont aussi leur production propre “Labonal” mais va voir… j’habite à 100m de l’usine, tu passeras boire une coup aussi.

  110. Maxime WEBER dit :

    Je suis actuellement en pleine recherche de fournisseurs pour la confection de produits textiles qui rejoignent un peu le concept d’Archiduchesse (mais je ne copie pas ;). J’ai passé les deux premiers mois à essayer de trouver une boite qui daigne (premièrement) me répondre. : très rare et quand c’était le cas c’était pour entendre dire que la production devait être giga-mega- trop importante (pour un petit jeune qui commence comme moi) ou alors on m’a prit (une seule fois) pour un gros petit con (que je suis peut être).
    Bref, j’arrive bientôt à destination au niveau de la production de mes premiers produits et la destination finale c’est: Shanghai et Colorado, USA. Rien de rien en France (pour l’instant j’espère).
    C’est déjà très fort ce qu’Archiduchesse via les Broussaud à réussi à faire sur un produit textile (“simple”) et sans expérience dans le milieu.
    Si le business model des chaussettes d’Archiduchesse (même l’écrire c’est une gymnastique ! :) a marché sur du 100% français un temps, on arrive peut être au moment où ca doit coincer. Bon courage pour la prise de décision !

    note: premier com sur ce blog et je sur-kiffe le “Hopla” pour envoyer. Je n’avais jamais remarqué et l’alsacien qui sommeil en moi, Like.

  111. Sam dit :

    Ça me fait doucement rire…

    S’il n’aurait pas précisé dès le départ (au moment de créer Archiduchesse) que la production était française ce débat n’existerait pas.

    Les tee-shirts vendu sur la Lafraise n’étaient pas fabriqué en France à ce que je sache ? Et ce n’est pas ça qui vous a empêché d’en acheter ? ;-)

    Ce qui compte c’est la manière dont sont vendu les produits, l’ergonomie de la boutique, la qualité du produit, les délais de livraison, etc.

    C’est sûr que le fait qu’un produit soit vendu dans notre Pays c’est un plus, mais bon.

  112. Sam dit :

    Finalement, je ne vois pas où est le problème ?

    En effet, s’il délocalise juste une partie (collant, chaussette plus fantaisistes , nouveaux modèles, etc).

    Mais que l’autre partie , les classiques : (De ville, Bouclette) restent fabriqué ici, c’est tout bon ! :-D

    Ce n’est pas comme-ci que toute la production était délocalisé ailleurs.

  113. Dom' dit :

    Perso je trouve ça important, le made in France: niveau écologie, emprunte carbone et tout ça, ça me plaît.
    Si c’est made in Turkey, je ne vois pas pourquoi je ferais l’effort d’acheter ici et de payer des frais de port, alors que je peux avoir mes chaussettes dans un super marché en faisant mes courses, basiquement. Je ne fais pas partie des clients “fashion” qui achètent des chaussettes pour aller avec leur chaussures de telle ou telle marque. Je fais partie de ceux qui achètent chez toi de manière presque “politique”. J’me comprends ;o) Je suis assez d’accord avec les deux premiers paragraphes de frednetick… à bon entendeur…

  114. plop dit :

    Moi aussi, d’accord avec les 2 premiers paragraphes de Frednetick, le cercle vicieux, et préfère payer du non bio au paysan du coin…
    Dans mon métier (rien à voir avec le textile), il y a eu une mode externalisation, jusqu’à qu’on se rende compte qu’on ne savait plus faire en France… du coup, on revient à la réinternalisation… et on reforme des français et le savoir faire revient peu à peu…
    J’ai fait plusieurs commandes sur Archiduchesse, j’en ai fait la pub autour de moi et ce que je mettais en avant, c’était le franco français, pour justement faire travailler mes voisins, mes frères, mes enfants…
    Si ça, ça disparaît, aucun intérêt.

  115. fred dit :

    Dans le textile, la chaussette le mal est fait, le made in france c’est bien mais la prise de concience est un peu tardive de ce coté la!

    C’est plutot une mode maintenant, le voisin consomme “made in” moi aussi!

    ou étiez vous avec votre regard moralisateur quans les usines ont clos leurs portent les une aprés les autres ?

    j’ai vu 150 de mes collègues partir les uns apres les autres, poussés par la dictature des prix de la grande distributon alors….

    l’industrie ce meurt et cherche le moyen de survivre avec les délocalisations.

  116. Olff dit :

    @Fred,

    Partout dans l’industrie le mal est fait. Hormis des secteurs de pointe, tout est “condamné”.
    Où étions nous ? Ce n’est pas le problème, puisque c’est fait, et que c’est aujourd’hui (trop tard) que les gens prennent conscience.
    On peut pas pleurer ces emplois qui disparaissent, tout en étant content de s’acheter du H&M pas cher, et bouffer des avocats du bout du monde.

    Archiduchesse, comme d’autres fait parti d’un mouvement textile qui souhaite refaire ici, ce qu’on a su très bien faire. Et au delà de l’argument marketing, c’est une idéologie qui s’y défend. Nous sommes prêts à payer pour.
    C’est pas le made in France, au sens Cocorico, BBR, mais au sens pourquoi acheter des chaussettes fabriquées à 5.000 kil’, alors que mon voisin sait le faire. (l’italien, l’allemand sont aussi voisin.)
    C’est aussi se respécialiser, se redynamiser… C’est faire vivre sa communauté.
    Mais c’est aussi défendre une certaine qualité du travail, en ce sens protection social, salaire correct… Là où en Chine c’est de l’esclavage pour nous assurer confort à bas prix, et en Turquie malgré d’évident progrès, une volonté de bien faire, on est encore pas à notre niveau.

    Et bon fabriquer ailleurs, c’est en grande partie pour les coûts. Une belle éthique que de choisir les travailleurs en fonction d’un coût, telle une matière première…

    Perso je vois le choix d’Archiduchesse comme, faire comme les autres , ou s’engager jusqu’au bout dans un process de retour à ce qu’on perdu.
    Un choix marketing fort, basé soit sur du conceptuel, soit sur un terrain bien réel.
    Vendre du vent, de l’image, ou vendre un combat qui se passe à coté de chez toi.

    Hopla!

  117. Yannick dit :

    Jeudi prochain sur France 2 dans envoyé spécial il y’a un reportage sur le “made in France”… Ca peut être intéressant?!

  118. Jérémy dit :

    @Olff : pour moi le meilleur commentaire! Soit une image, soit une prise de position.

  119. Le chat chaussetté dit :

    Olff dit : “Partout dans l’industrie le mal est fait. Hormis des secteurs de pointe, tout est « condamné ».”

    La R & D a déjà commençé à s’internationaliser. Tout est touché à des degrès divers.

    La question est donc de recréer des solidarités — et non de suivre une “idéologie” (certes, il y aura toujours des idéologues pour idéologiser, mais c’est accessoire) –, du lien social, du ré-enracinement. La question est de vivre ensemble, donc de développer une économie ensemble, ou bien de quitter, les uns après les autres, le navire qui s’enfonce (à condition de savoir où aller… donc alternative plutôt théorique…).

  120. Charlie dit :

    Ton idée est bien et le made in France n’a que peu d’intérêt à mes yeux. Si tu fais fabriquer en Turquie et que le prix baisse je pense commander plus. Je trouve le prix aujourd’hui un tout petit peu rédhibitoire.

    Ce qui me plait c’est l’idée, la qualité et les couleurs etc… le fait que ça soit en France ou non pour la fabrication m’importe peu :)

  121. Francis dit :

    Pour moi, c’est surprenant de voir comment le critère “Made in France” peut provoquer un tel clivage.

    Quand on parle d’empreinte carbone, de respect de conditions de travail spécifique , je perçois le raisonnement et la logique défendue.

    Sur du Made in France, j’ai l’impression qu’on touche à des critères plus psychologiques.
    Sauf à refuser complètement la logique de l’économie de marché et sa conséquence, la mise en concurrence, je ne vois pas pourquoi, à conditions de réalisation équivalente (condition de travail, écologie) je privilégierais un pays par rapport à un autre pour sourcer mes fournisseurs.
    A la limite, on peut dire que les “contrats sociaux” de certains pays éloignés sont trop différents de celui de la France pour pouvoir faire une comparaison correcte, mais si on reste en Europe, au sens large du terme, j’ai l’impression que c’est faisable…Je me trompe ? Peut etre…

    Sinon, il faut aller au bout du raisonnement du “cycle court”, pourquoi élargir le sourcing à une zone aussi vaste que la France ?

    Pour info, d’après Google Maps, par la route:
    Slovenie(trieste) -Saint Etienne: 890Km;
    Brest-Saint Etienne:950km. (Patrice doit il boycotter les fournisseurs bretons?)

  122. NAVETTE dit :

    Yep !

    Si l’option retenue est de continuer à fabriquer en France, pourquoi ne pas monter une SCOP avec d’autres fabricant de chaussettes, ou encore avec le fabricant afin de limiter le risque pour l’un et l’autre ?

    Maintenant, concernant le choix de rester en france c’est autant philosophique, politique qu’économique…

    Sur ce bonne nuit, et bon courage surtout ;)

    Tcho

  123. >Francis moi je veux bien comparé, mais faut il que ce soit comparable
    extrait d’une analyse sur la retraite en Turquie par exemple:

    Ce système de protection sociale Turc se
    rapproche du modèle « conservateur corporatiste
    » de welfare (Esping-Andersen,
    1990) tout en présentant de fortes similarités
    avec d’autres pays du sud de l’Europe
    : nombreux travailleurs non déclarés
    dans le secteur informel et donc exclus
    des assurances sociales ; inégalités de
    protection entre catégories professionnelles
    ; très forts déséquilibres dans la protection
    selon les risques sociaux par
    exemple entre la vieillesse et d’autres risques
    longtemps ignorés comme le chômage,
    la famille ou la pauvreté 1.

    Sans tomber dans le protectionnisme, pourquoi aller faire ailleurs ce que l’on peux faire ici.
    Au vu de certains commentaires c’est jusqu’à 70 ans qu’il va falloir bosser pour payer les retraites.

  124. stefhan dit :

    (@Baptiste ? T’es revenu de la machine ?)

  125. Calou dit :

    Bonjour,

    Personnellement si la production est délocalisée hors de France je ne suis plus acheteur. Et je ne suis pas non plus convaincu par la pensée unique qu’on nous bassine à longueur de journée : tout est déjà produit à l’étranger, ça ne reviendra jamais chez nous et blah et blah blah blah. On en reparlera dans quelques années quand les indiens et chinois seront complètement asphyxiés, que le brut se sera stabilisé à un tarif qui rendra les coûts de transport exorbitants… C’est aussi au fournisseur de se bouger pour trouver des solutions en interne ou en partenariat.

  126. #12 dit :

    Tout ça me donne envie d’investir dans un métier jauge 9 que je calerai dans un coin de ma chambre : )

  127. Le chat chaussetté dit :

    Francis dit : “Sauf à refuser complètement la logique de l’économie de marché et sa conséquence, la mise en concurrence, je ne vois pas pourquoi, à conditions de réalisation équivalente (condition de travail, écologie) je privilégierais un pays par rapport à un autre pour sourcer mes fournisseurs.”

    Même un pays ayant une autre monnaie ? En France, s’il n’y avait pas de social et les 105 heures (3 x 35 heures), appelons cela “le régime chinois”, soit un coût 6 fois moindre, la Chine serait encore moins chère grâce à son taux de change ! La Turquie, je ne sais pas.

    Francis demande : “Sinon, il faut aller au bout du raisonnement du « cycle court », pourquoi élargir le sourcing à une zone aussi vaste que la France ?”

    Cela pose la question de la taille (étendue, volume) du marché visé, question d’actualité Archiduchesse avec les boutiques physiques. Ce qui n’est pas une question facile (coûts d’échelle, etc).

  128. seb dit :

    Un débat vraiment intéressant je trouve !

    Pour alimenter la réflexion et les commentaires et parce qu’il me semble que personne n’en a parlé, je crois quand même qu’il est important de ne pas oublier que le made in France concerne les étapes teintures/tricotage/confection.

    C’est à dire les dernières étapes “industrielles” nécessaire à la réalisation d’une chaussette. Je partage l’idée que la proximité peut avoir un coût mais a aussi des avantages certains (réactivité, délais de transport, réassort, échanges…). Et je trouve ça super, au niveau humain comme en terme d’éthique, de faire près de son entreprise ce qui peut l’être.

    Sinon quoi qu’il en soit, les industriels français du textile, comme les artisans, doivent toujours importer au moins les matières premières nécessaires à leur production (exception faite parfois du lin, de la laine, du chanvre… qu’on peut trouver en France).

    Parce que concernant la culture du coton (qui compose 78% d’une chaussette), sa récolte, l’égrainage, le filage et un bonne partie des étapes qui suivent… tout cela se fait à l’étranger. Le coton ne pousse pas en Europe (sauf en Turquie si on considère qu’elle fait partie de l’Europe mais c’est un tout autre débat).

    Alors niveau transport/bilan carbone la différence est-elle si flagrante entre un kilo de fil et un kilo de chaussette ?

  129. Salut Seb, petite rectif
    L’Union européenne ne produit que 2,6% du coton mondial, essentiellement grecs, espagnols et portugais. (chiffre 2006)
    Certes c’est pas beaucoup mais ça existe.

  130. netking17 dit :

    Moi je pense que ce qui compte c’est l’entrepreneur.

    L’argument “Made in France” peut avantageusement être remplacé par “Chaussettes bien faites”…

    Si ce n’est pas faisable en France, ben ça ne l’est pas. Pas besoin d’argumenter.

    Par contre, là on on t’attendra au tournant, si c’est fait en Turquie, c’est que ce ne soit pas fait en mode Nike.

    Mais sur ce point, je pense que beaucoup d’internautes et de clients sont prêts à te faire confiance ;-)

  131. PierreJD dit :

    Avec vos conneries, je viens de me “taper” 35min de lecture ! :)

    Super article qui permet de conforter l’idée qu’une production française est un plus phénoménale pour une marque qui débute sur Internet…
    C’est d’ailleurs ce que j’avais noté dans mon article concernant Archiduchesse : http://bit.ly/9meyVF !
    Cela renforce également les premières idées de mon business plan d’un site de ecommerce !

    Je crois Patrice que vous faites le bon choix en décidant de maintenir une production exclusive en France… Encore bravo à Broussaud pour son adaptabilité !

  132. PierreJD dit :

    Le 1er sujet de ce soir semble intéressant par rapport à cette grande discussion :

    http://www.tvmag.com/programme-tv/fiche/france-2/magazine/37348095/envoye-special.html

    A partager…

  133. Gilles dit :

    Le problème, si j’ai bien compris, viendrait donc du fait que les commandes ne vont pas tarder à excéder la capacité de production ?
    Très bien M. Patrice, limitez donc les ventes. Vous l’avez très bien fait avec les soldes en ne vendant que X paires de bouclettes… reprenez le principe et gérez votre stock en fonction de la production et non en fonction des ventes.

    Explication du principe :
    Cet aprem est passé sur Arte un reportage sur Wal Mart. Le principe du géant américain est d’être passé :
    – d’une production poussée (c’est à dire commandée par les volumes disponibles en fabrication)
    – à une production tirée (commandée par les ventes du produit)

    Ce système a amené Wal Mart à rechercher toujours moins cher ailleurs pour subvenir au desiderata du client (et accessoirement à faire baisser le pouvoir d’achat des américains, fait voir le reportage pour bien comprendre). Hors si le client sait qu’il n’y a plus de chaussettes dispo (compteur sur le site à zéro – comme pour les soldes), alors il n’a qu’à attendre le réacheminement de la marchandise. S’il est avec vous pour du “Made in France” il n’ira pas voir ailleurs et ne sera que trop content de voir ce compteur régulièrement mis à jour qui prouvera votre engagement à lui fournir ce qu’il vient chercher sur Archiduchesse.

    Vous n’excédez plus la production et avez résolu votre soucis. Plus besoin d’aller chercher ailleurs.

  134. marjorie dit :

    Une petite idée, comme ça en passant dans le coin. Je fais venir mes collants des Etats Unis… des collants colorés ( le site c’est We love Colors, je dirais un peu votre oncle d’amérique…), pas tant en raison du panel de couleurs proposées, mais… des tailles. Nous les filles aux cuisses grasses somment délaissées…alors si un site français avec une belle éthique s’y mettait, je suivrais le mouvement!

  135. Citoyen du monde dit :

    N’étant absolument pas nationaliste et encore moins chauvin, j’ai du mal avec les arguments “il faut que ça reste en france”.

  136. Léa dit :

    Je viens de recevoir mes première chaussettes et elles sont parfaites!
    je dois dire que le “made in france” joue dans le processus d’achat…
    sinon, à quand les collants? ce serait top!

  137. PIN dit :

    Perso je suis venue découvrir votre marque parce que j’en ai entendu parlé sur un blog et justement ce qui m’a attirée c’est que c’était “fait en France”.

    Ensuite je découvre la gamme, joli choix de couleurs, prix raisonnables et…patatras vous pensez faire fabriquer en Turquie.
    Alors là pour moi c’est ‘non’ plus envie de promouvoir et plus envie d’acheter…enfin si vous y passez.

    bonne réflexion.

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