"The quick brown fox..."

by Baptiste
De retour de 4 jours de repos bien mérités (selon moi en tout cas): toutes les commandes expédiées, presque tous les mails reçus traités, on attend encore un réassort qui devrait arriver demain, histoire de renflouer la boutique qui en a bien besoin. Fin de journée avec Spotify qui tourne, des livres ouverts sur mon bureau pour chercher (trouver) l'inspiration en me répétant qu'il faudrait que j'arrête aussi de regarder ce que font les autres car un, ça a tendance à me démoraliser et deux, parce que pendant que je regarde ce que les autres font, de mon côté je ne fais plus rien. Alors je vais ressortir les crayons, les feutres, les encres, le scalpel (oui oui) et autres planches à découper et m'y remettre après ce bon moment sans rien faire de mes dix doigts hormis taper sur un clavier et préparer des commandes, car comme dit le proverbe (oui de temps en temps j'aime bien en placer un) "c'est en forgeant qu'on devient forgeron", ou dit autrement "se sortir les 10 doigts et se bouger un peu" (oui Nadine de Rothschild n'approuverai certainement pas cette expression...) et tenter de ne pas s'endormir au son d'une routine, certes très agréable, mais qui si on y prend pas garde, risque de nous anesthésier complètement (je ne suis pas certain que cette phrase veuille dire grand chose, enfin je me comprends en tout cas!). Comme le dirait Patrice, on ne fait certainement pas le métier le plus "rock'n'roll" du monde mais comme on n'est pas tous fait pour être des rockstars ça tombe plutôt bien finalement. Et puis même si ce n'est pas très funky (oui on ne va pas se borner à un style musical), on, je suis plutôt assez fier de ce qu'on arrive à faire pour le moment: vendre des chaussettes en essayant d'être le plus honnête possible (on passe sur les enfants à la cave qui prépare vos colis), continuer à faire tourner notre "plus si petite" boîte du mieux qu'on peut tout en se laissant de temps en temps quelques respirations pour pouvoir se replonger dans ce qu'on aime "vraiment" mais qui jusqu'à maintenant n'a jamais réussi à nous faire vivre, que ce soit par manque de réelle envie ou bien simplement par auto-démoralisation (oulah!) avant même d'avoir tenté de se lancer. Je ne sais pas trop si vous voyez où je veux en venir, moi non plus d'ailleurs, mais en résumé, je me sens bien chez Archiduchesse sinon je n'y serais plus depuis un moment, j'apprends encore et encore (c'est que le début d'accord d'accord) et j'espère pouvoir continuer à apprendre, encore un moment, mon métier en somme, en espérant qu'un jour l'élève arrive au niveau du maitre et arrive à se lancer à son tour aussi comme un grand, mais c'est pas pour tout de suite, je rassure tout le monde, "tu n'es pas encore prêt petit scarabée!".